François, ancien syndicaliste, s’engage à changer le monde d’où il se trouve

Dans son engagement, François agit en fonction de ses valeurs. C’est à partir de celles-ci qu’il refuse une série de choses intolérables qui ne font pas écho à son souhait d’un monde meilleur, plus humain et fraternel en accord avec ses convictions chrétiennes. Il ne peut pas accepter les inégalités entre les pays riches et pauvres, au sein d’un même pays et les discriminations à l’égard des personnes qui vivent ou qui pensent autrement, le racisme, l’intolérance en particulier l’islamophobie.

« Logiquement, j’ai donc estimé qu’il était de mon devoir d’honnête homme de lutter contre l’intolérable sous toutes ses formes. J’aspire à une forme de révolution. L’ordre économique et social actuel (capitalisme, mondialisation, grand marché) me parait devoir être renversé. » C’est ainsi qu’au fil des années, il s’est engagé dans la coopération au développement (trois ans et trois mois au Maroc), qu’il a été représentant syndical dans son entreprise et qu’il participe dialogue interconvictionnel (dialogue, islamo-chrétien et plateforme interconvictionnelle).

Le syndicalisme est-il gage de démocratie et d’avancée sociale ? 
Francois répond « Je crois que le syndicalisme n’est pas parfait et qu’il faut notamment être vigilant pour ne pas se tromper de combat, comprendre l’évolution du monde économique, éviter les dérives corporatistes et placer toujours au dessus de tout la solidarité. Mais jusqu’à nouvel ordre on n’a rien inventé de mieux que les syndicats dans ce domaine. »

Il relate ainsi une anecdote pour étayer son propos « Un ami qui a été chef du personnel dans une grosse boite et puis directeur de PME considérait le travail syndical dans les entreprises comme quelque chose d’indispensable, car faute de syndicat dans l’entreprise, le patron n’a personne à qui parler et ça c’est vraiment une cause de pagaille (…) Un jour qu’il participait à une réunion de patrons de diverses entreprises il a rencontré un de ses collègues, plus âgé que lui et il lui a dit : je crois que si d’un coup de baguette on faisait disparaître les syndicats, il ne faudrait que dix ans pour qu’on retourne à la situation sociale du 19ième siècle. Et le patron plus âgé lui a répondu simplement : non pas dix, cinq ! »

Pour François, le syndicalisme doit relever les défis liés à la mondialisation tout en sauvegardant ses valeurs et plus particulièrement celle de la solidarité : « Et il va y avoir du boulot pour que chacun se sente solidaire de son camarade africain ou asiatique. »

Merci à toi François de nous montrer une des multiples facettes que l’engagement peut prendre et de continuer à croire en un monde meilleur et d’aimer les hommes pour ce qu’ils sont. Pour conclure, François parle de son engagement en ces mots « Je ne suis pas un poseur de bombes et je préfère l’action non-violente. Et puis je crois aussi au travail de fourmi. Je ne suis pas un leader ou un porte drapeau. Je crois qu’il en faut mais je crois aussi que chacun, à la place où il est peut agir et faire bouger le monde. (…) Je n’ai pas particulièrement bonne conscience et que je me demande souvent si j’ai été assez fidèle à tout ce que je dis ci-dessus. Mais je suis en tout cas heureux de mes choix et je referais certainement les mêmes. »

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