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Oostende, Ville à la mer


Le printemps est synonyme de météo plus douce, ce qui implique le renouveau de la nature et les allergies qui s’ensuivent. Quelle meilleure échappée que la mer du nord pour souffler un peu sans éternuer pour une journée ?

De Bruxelles, le plus facilement accessible en train, c’est Oostende. En voiture, il vaut mieux éviter car dès les premiers rayons de soleil, tous les belges empruntent la route de la mer créant ainsi des embouteillages qui peuvent gâcher votre journée.

Nous nous sommes inscrits ainsi dans la mode des stations balnéaires au départ anglaise du XVIIIième siècle.  Après plusieurs affres (militaires et commerciaux), Oostende commence une nouvelle carrière quand en 1784, l’aubergiste anglais William Hesketh bâtit sur la Grande Plage d’Oostende un petit pavillon où les baigneurs pouvaient venir s’acheter des rafraîchissements. Les Anglais qui venaient visiter le site de la bataille de Waterloo s’arrêtaient volontiers à Oostende.

Chicissime, isn’t it ?

La famille royale belge manifesta très vite son intérêt pour la station balnéaire avec déjà le roi Léopold Ier et puis Léopold II qui fit construire les galeries royales qui ont encore tout leur charme. Et cela malgré l’usure du temps et le fait que actuellement la plage est essentiellement bétonnée. Elles devaient protéger les notables du vent et du sable pendant leurs flâneries.

Avec les étoiles sur le sol d’acteurs de cinéma primés par les Ensor, les promeneurs pourraient pendant un bref instant se croire sur la Croisette.

En 1839, Oostende fut reliée à la capitale par voie de chemin de fer et en 1846, la malle Oostende-Douvres fut inaugurée. En 1956, la construction de l’autoroute Bruxelles-Oostende facilita encore plus l’accès à cette plage déjà populaire.

La Villa Maritza
Ce qui fait qu’avec la démocratisation du tourisme due à l’apparition des congés payés en 1936, la station balnéaire si chique au départ s’est retrouvée prise d’assaut par des pensions bon marché et d’immeubles à appartements. Avec la deuxième guerre mondiale, le rythme des démolitions s’accéléra, au point que ne subsistent à Ostende que de rarissimes exemples de villas de la Belle Époque comme sur la digue la villa Maritza, classée en 1996 et récemment rénovée (voir wikipedia).

Cette digue ayant été totalement détruite lors de l’inondation de 1953 et remplacée par ce qui aujourd’hui nous semble comme bien mal emménagé car fort brutal et peu respectueux de son milieu de départ : le sable, les vagues… C’étaient les années 50. Toutes les oeuvres d’art du monde auront toujours un peu de mal à nous faire avaler la pilule.

La Koningin der badsteden (Reine des Plages) a été rebaptisée Stad aan Zee (Ville à la mer, ou Ville balnéaire) au milieu du XXième siècle mettre à jour cette connotation cossue disparue et mettre en avant le fait qu’Oostende est probablement une des rares villes sur la côte belge.

C’est ce mélange un peu fou et souvent rocambolesque entre cette mode anglaise, son passé industriel, les congés payés qui ont marqué si fort au départ les flux de l’eau salée où se reflète la lumière du nord, la faune et la flore nichés dans le sable qui donne à Oostende son charme.

 

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